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Maître Anubis

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Sans titre

Par Maître Anubis :: 12/02/2007 à 17:37
Il peint de l'ombre sur les moins obscurs creux du passage de l'onde. Caressant de sa lance les formes les plus polies, il sabote les moins lugubres éclats, raillant sans pitié, ses pieds écrasent les espions enfantés, sous l'innocent faisceau lunaire.
Devant son flambeau planté dans les poumons des corps, il étrangle sans craindre son propre affaissement, c'est que sa faim irrassasiable dévore, éloignée de l'ennui, la bonté infime qui confronte. Combat d'avance perdu s'il n'est point méticuleux est celui de la déshumanisation des valeurs de l'Infâme. Car ces dernières ancrées demandent toute la force cohérente pour être refroidies.

Artiste

Par Maître Anubis :: 12/02/2007 à 17:26
Et si j'étais un poète,
Je pleurerais mon triomphe de voir ta triste haine,
Briserai l'étau qui me sépare de ta colère, pour enfin,
Punir ma cuisante outrecuidance et méprisante peine,

Alors que tu t'en ira, les larmes séchées, je pleurerais encore.

Regard vitreux

Par Maître Anubis :: 29/11/2006 à 17:56
Regard vitreux

 

Panière vide
Gamelle pleine
L’odeur nauséabonde de ta chaire fuyante
Balayant ton doux parfum de sylphide
Elle s’accroche à mon pull
S’agrippe là où ton nez s’est camouflé
Cherchant désespérement peut être
A éviter le regard de l’homme en blanc
Ou peut être maladroitement
A partir en m’épargnant ton regard vitreux.
Je n’ai eu d’autre choix
Je regrette
Mais je n’ai eu d’autre choix.
Te voir enrobé dans un linge.
Voir tes yeux se fermer.
Sentir ton corps se réchauffer et fondre dans l’abîme
Puis te voler quelques de toi
Que je garderais précieusement
Puis creuser à la pioche
Puis creuser à l’aide des ongles.
Cette terre qui refuse obstinément de s'ouvrir à toi.
Humidifier la terre de larmes.
Qui refuse obstinément de se séparer de toi.
Déposer ton corps à la fois raide
Et terriblement flasque
Déposant des pierres
Entourant ton linceul
N’oubliant pas
Déchaîner par la destruction les larmes qui tardent à s’échapper
Ne pas imaginer cette terre etouffante
Ne pas imaginer ces êtres affamés
Ne pas imaginer ce qui fut pour toi,
Ces longs derniers mois
Ta prison.
Ton corps, au pelage encore tiède ce soir
Ne sera demain plus que matière froide
Ne sera après demain plus qu’atrocité déjà
Que je prie de ne pas imaginer.

Brises - en construction

Par Maître Anubis :: 19/10/2006 à 19:30
L'égoïsme sortit d'un moule parfait
Où malice et malin se sont rencontrés
Si vous en avez les capacités,
Pensez ce qui peut enlacer votre conscience embryonnaire
Je n'oblige personne à m'aimer
Il est si superficiel de se forcer à plaire
Je n'use d'aucune autorité dans un but de vous empêcher
De pestiférer dans mon dos, il serait d'ailleurs
D'une terrible et folle maladresse d'attaquer directement mon coeur.
La Montagne porte vis à vis de la brise
Autant d'intérêt que je peux vous en accorder
Je ne vous offrirais rien que mes silences à écouter
Que ma froideur, Temple de votre Bêtise
Que le miroir de l'ivresse masquant vos plans
Que la glace de mon orage vous gelant
Paralysant et vous rendant ridicules d'impuissances
Vous me détestez ?
Soulevez plutôt le panier de la Haine par sa douce hanse
Car je suis le reflet de vos âme putréfiées
Méprisez-moi, vous détruirez tous les buts plats de vos vies
De l'horreur telle une maladie
Vous deviendrais ivre

J'ai à vous dire

Par Maître Anubis :: 13/10/2006 à 20:41
J'ai à vous dire...
J'ai à vous dire...
J'ai à vous dire...
J'ai à vous dire...
J'ai à vous dire...
J'ai à vous dire, ceci.

Jour de colère

Par Maître Anubis :: 16/09/2006 à 19:49
Poèmes non retouchés, et qui n'en ont pas besoin, étant plus un amas de crachats d'une perte de contrôle de soi qu'une recherche profonde.

13-09-06 
19h50

      Attentat sur un pont ou
                                 Haine ou Père

    Qu'il pleuve pleuve pleuve pleuve pleuve souffrance colère haine
    Ecraser cette abjecte tache jusqu'à la ridiculiser humilier meurt
    Mort Mort Mort Destruction Haine
    ECRASER
    Serre le poing, sens la chaleur de la puissance en ta main
    DETRUIT
    Contrôle
    TUE
    Détruit ce mal qui t'a fait, qu'IL T'A FAIT
    DETRUIT celui qui a fait MAL
    Malin tu me contrôle
    Plus d'encre
    De noir à blanc...
...
    Plus d'encre, reprends en.
    Sang
    Malin tu m'a contrôlé
    Mais c'est de ma plume que je te poignarderai
    Ou de mon encre, que je t'effacerai
   
    Calme et posé
    A jamais.



20h00
      
       Aprés reflexion ou le diable encore en moi

    Cisailler son sort, Quel réconfort !
        Même sans sentir ce sang s'insinuer si vicieusement sous sa centuple Nature souvent absente de mon coeur.


20h09


Et Maintenant ?

Je m'écarte de cette fenêtre froide
Relisant mes sombres vers de haines et de rêves
This world is very mad, since the born of Eve
Tant de colère en moi, je la sens constemment
Dragon ne demandant que sa saine liberté
J'ai peur maintenant, je suis terrifié.
A l'idée de ploire sous ce noir mal en moi
Car il ne serait rien sans cet autre critère
Que j'entends croître avec une vitesse certaine
C'est cette Puissance brûlant avec une force inconnue
Je la sens en moi, et je commence à en avoir peur
Elle flamboit tel que le soleil se sent sur un bûchet
L'enfer même à peur de se brûler
Le Monde craindra de s'y frotter

20h27min23sec terminé

Ma fierté

Par Maître Anubis :: 13/09/2006 à 15:20
Le premier forum Star Wars francophone... Ma fierté...
http://maitre-es-dorva-jdr.forumactif.com/index.forum

Pour toi - en construction -

Par Maître Anubis :: 05/09/2006 à 20:45
Elle ne le saura pas, avant de demander
Aucune lacheté, seulement de l'amitié
Non, car de la peine, je ne veux apporter
Derrière ces paupières qui ont déjà tant souffert
Je ne cherche pas à lui plaire au contraire
Lui traduire les pulsations de mon coeur serait une perte
De gêne, de temps, de sang et de sentiments
Rendant notre relation platte et inerte
Balayant nos bons souvenirs en un temps

Tu es la femme de ma vie
Mais jamais tu ne le sauras
Car je serais un monstre, de t'imposer mon amour
Ebranlant notre amitié, creusant le fossé

Car c'est la femme de ma vie
Mais je ne suis pas l'homme de la sienne

Je sais, j'accepte, je pleure mais
Je le sais.

Tu es la femme de ma vie
Je l'oublie, je refuse, je deviens pierre,
Mais je sais encore
Que je ne suis pas l'homme de la tienne.

Je recule ou j'avance, qu'importe
Quelle différence ?

Tu es la femme de ma vie
Mais je ne suis pas l'homme de la tienne.

Dry the Dark with the light of the moon.

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:33
Au sein de mes plaies
Au sein de ma lune
Il y en a une
Il y a ma bien aimée

Au clair de mon coeur
Au clair de mon corps
Au clair de ma chair
A l'obscur de mes peurs
A l'obscur de la mort
A l'obscur des maux, ma chère


 * * *

Et si la lune était noire
Les étoiles vaguabonderaient orphelines, dispersées
Sans guide elles se perderaient
Dans le ciel si noir
Elles auraient peur de l'obscurité
Et si la lune était noire
Les hommes ne verraient plus que leur mal se refléter
Dans l'azur sombre du soir.

Poème censuré (pour l'instant :) ) par mes sentiments

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:33
Elle a ** ******* * *'******
Aucune peine
Même les rimes de Baudelaire
** *'****
Ne sauraient ** **********

**** * ** ******* * *'*****
Si ********** à nous
**** nous surpasse ****

Je veux le voir, ce ******* *****
Sans amertume
Mais je ne sais que trop peu ******
Couleur lune
Je ne pourrais jamais ** **********

HaiKu passagers

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:32
Lunes-regards tombent
Si l'azur si triste coule
Et gronde la nuit


***


Aux armes humains !
Sourde pluie sur des charognes
Symphonie divine


***


Je Tu sens ce sang
Tire sans tirer la moue
Rire sans mourrir

Au coeur de mon corps

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:32
Toi frivole Luciole
Luis autour de mon coeur malheureux
Imbibé dans l'alcool
Herrant le corps morne
Il n'a d'yeux que
Pour se voir mourrir sans personne.

Tombez dans une flaque, vous ne craindrez plus la pluie.

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:31
Dis leur que je ne veux plus jamais les voir
Ne leur dis point que mon estime pour eux meurt
Non, dis leur que ma confiance en eux je l'ai laissée choir.

De leur parler, je n'en ai pas envie pour ces dernières heures,
Dis leur que je veux partir loin de ce monde
Je n'ai aucunément demandé à faire partie de la ronde

Dis leur que j'ai vaincu le desespoir
On ne m'a pas offert l'amour ce soir.
Je t'aime, mais pense à leur dire ma belle

Que je m'en vais voir si la vie est eternelle.

Bonté

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:30
Je suis un stellaire de l'univers.
J'étais un cratère de la Terre
Un satellite de cette poussière d'étoile
M'a projeté sur un orbite intersidéral.

Je suis la voie lactée des songes du desespoir
Armée d'un arc de rêve
Vous pourrez dormir tranquillement encore ce soir.

Je ne sucerais point votre sève
J'atomiserai simplement les météores
De sortes que votre atmosphère ne suinte plus la mort.

Pause

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:25
Première partie : Pause sentimentale dans monde marginal. ( 2006 )


Je l'aime à vivre.

Je ne suis pas le meilleur des Hommes,
Je n'en suis pas le pire.
Mais je ne peux l'aimer à mourir.

Cruelle intelligence qui m'a été donnée
De pouvoir m'imaginer ne plus exister
Doux rêve qui m'est offert
D'au pire pourrir en Enfer.
Sublime possible utopie,
Apportée par ces hommes ivres de vie,
Qu'est le Paradis.
Cependant, même les plus menacantes flammes
Et lutins rouges à queue crochue,
Ne me nieront que le mal est néant, ne serais-ce pour l'amour d'une femme.
Mais l'Espoir n'est pas révolut.
Je ne suis pas le meilleur des Hommes,
Je n'en suis pas le pire, pourtant
Je l'aime à vivre.
Si je ne peux vivre sans toi,
Je desespère de concéder le Néant et la mort !
Je suis feru de croire, d'idéaliser, et prie de tout mon humble moi
Que le jardin d'Eden fut ouvert il y a un temps encore.
Enfer ! Malin et ta Haine ! Au moins, acceptez mon corps !
Toute la douleur de vos terres ne pourra plus que la mienne,
M'oter son visage d'ange éveillé.
Transpiration de feu, ivre qui ne meurt, ne se debarassera ni des louanges de mon coeur,
Ni de l'odeur de son âme aimée.
Qui m'envoute deça delà, telle un chant de diable.
Nom de Dieu, moi misérable,
Je l'aime à vivre.


Reciprocité. ( 2004 )

Le chant de tes silences touche mon coeur
La lueur de tes yeux illumine mon âme
Tes formes épousent les miennes
Quand tu m'enlaces
Quand tu m'embrasses
Ton visage aveugle la beauté stéréotypée de mes yeux
Quand tu es triste
Quand tu pleures
Je meure
Mon piédestal
Se fend en mille chagrins de cristal
Je sécherai tes larmes avec la chaleur de mon corps
Je t'aime dans les moments tristes
Je t'aime dans les moments forts
Je t'aime infiniment
Je t'aime de tout mon corps
Je t'aime sans m'occuper du temps
Je t'aime
Euphémisme pour toi
Même
Car tu fais partie de moi

Deuxième partie : Amitié et desespoir préface de l'Espoir, ( 2004 )




.....


Quand nous sommes là
ils ne le sont pas
Quand nous nous abaissons pour leur tendre la main,
Ils s'en servent de tremplin
Pour nous laisser
Les ongles rongés
ennuyés
Choir
à notre désespoir

Notre gentillesse
récompensée par de malverses
Phrases et heures passées
A parler
Au lieu d'écouter
Notre désespoir

Et le jour ou
La colère vient en nous
Que nous ne pouvons plus supporter
les indifférences innées
Que les paroles crachent la haine
Retenue par des chaînes
Depuis tant de temps,
Les visages et l'âme choqués
Ira s'en aller
Une belle et malheureuse amitié...

Laissez glisser ce châle
qui recouvre vos vrais idées
Vos yeux, et votre âme

Stoppez votre rancoeur
Ouvrez vos coeur


Ouvrez vos yeux
A faire Il y a mieux
Que de combattre les idéaux
De notre triste passage
Pleins de maux
et de mirages
Mettez fin au désespoir
ou ce sera
dans l'anonymat
la Fin de l'Histoire



Le gentil

Regardez ce charmant jeune à l'air gentil
L'épanouissement de son coeur si innocent
On ne peut que croire qu'il est entouré d'ami
Pourtant comme on le dit vainement si souvent
La gentillesse n'attire que de malverses phrases
Mepris, Incompris. Ecoute et non écouté
Ses attentions et efforts pris pour de la vase
Ce pauvre gars synonyme de ce gentil jeune homme
Où va le monde, monde manichéiste et sans coeur
Mais regarde ô Notre père où vont tes hommes
Admire ce monde où mieux vaut être sans aucun moeurs'
Amour et gentillessse, cherchant à surpasser
Pour le seul plaisir d'écraser, et même si meurt
l'amitié et le respect, l'orgueil a gagné.


Une vielle amitié
s'en est allée


Il a appris à aimer de toute son âme
Il apprend à haïr de toute sa hargne
A rejetter toute la souffrance qu'il reçut
En crachant sa haine métamorphosée
Par de mesurés mais dures phrases et mot crus
Il murit et bientôt aura évolué
Il refuse de répondre aux accusations
Et préfère se poser les bonnes questions
Pourquoi, question plus profonde que sa réponse
Mais cette dernière existe t'elle ou non ?
Simple mots, complexe oxymore, rose ou ronce ?
Demandant pourquoi tant de haine, de souffrance
D'hypocrisie, d'humiliation et d'ignorance
Preferera s'éloigner avec dignité
Que de lui même se laisser comme eux emporter
Et de sombrer avec, dans la débilité...

Traité sur l'Apocalypse.

Par Maître Anubis :: 02/09/2006 à 18:23
L'Homme, l'Homme, et l'Homme. Son petit « lui » intérieur, et son intelligence... Vous êtes un « Homme » ? Pardonnez mon sarcasme. De toute évidence, il semblerait que j'en sois un aussi. Mais notre dite grandeur masque si mal notre inutilité arrogante... Notre prétendue intelligence supérieure n'est qu'utopie ! Difficile même de définir cette intelligence. Cette idée à la base abstraite voit son sens s'éclairer miraculeusement par le Larousse de cette manière : « faculté de comprendre [...], aptitude à s'adapter ». Mais voilà, cette source indéfinie que nous pensons comprendre et contrôler semble parfois nous désespérer, nous échapper, et nous dominer. Elle peut nous mener au piédestal de la satisfaction ou à notre autodestruction, en utilisant la même voie.

Voyez ! Vous, que votre apparence même satisfait et flatte. Cette intelligence est notre meilleur comme notre pire. Quelle autre espèce aurait pu concevoir des abominations comme la bombe nucléaire ? Les armes biochimiques ? La guerre. Certes, les animaux féroces se combattent violemment, eux aussi, pour un territoire. Mais le vaincu s'incline, et s'en va, sous la pitié digne du vainqueur. L'amour-propre de l'Homme l'incite à gagner, jusqu'à la mort, à détruire son adversaire s'il le faut. Un but absurde, pour une unique espèce, la seule « intelligente à excès ». La mort pour la mort. L'homme est capable d'achever une adversité à coup de pelle, d'ignorer les supplications, et presque d'en tirer un malin plaisir de domination et d'autosatisfaction. Cet exemple conduit à penser que notre intelligence nous sert parfois à détruire nos semblables. L'autodestruction de la race humaine. Hubert Reeves, astrophysicien, défend la théorie que via toutes ses créations diaboliques, l'homme continue un cycle inéluctable qui le mènera vers son extinction. Toute organisation se désorganise. Le désordre est une des lois de l'univers, l'intelligence de l'Homme pourrait servir ce dernier, à accomplir un désordre monumental, quand on sait qu'un vingtième des forces de destructions massives sur terre, serait suffisant pour y anéantir toute forme de vie... Il serait peut être temps de nous prendre par la main et d'aller à l'école en regardant à droite et à gauche en traversant, où un poids lourd pourrait nous renverser.
Toujours d'après le professeur en cosmologie Hubert Reeves, toute évolution vers la complexité débouche sur la fragilité. Pour exemple, les nucléons sont inaltérables, et forment des atomes, qui grâce à des techniques « évoluées », peuvent être modifiés ou éclatés. Eux-mêmes s'assemblent en molécules, encore plus faciles à faire réagir. Puis viennent les cellules, étape supérieur, qui sont déjà beaucoup plus fragiles physiquement. Les bactéries, premiers êtres vivants, sont des êtres qui meurent, mais encore phénoménalement bien plus résistants que les êtres vivants complexes, tels que les animaux. Je prends un risque, celui de rapprocher le matériel et le spirituel. Si la complexité physique et l'organisation fragilisent l'être, pourquoi l'intelligence, plus complexe, ne fragiliserait-elle pas la société et l'Homme ?
Mais cette intelligence nous affaiblit, c'est évident ! Cette recherche constante de « plus ». Connaissez-vous des êtres vivants, ormis l'homme, capables de s'infliger leur propre mort ? L'anthropologie est décidément une science abstraite des plus intéressantes, car elle est de nature complexe justement ! Notre intelligence est telle que nous pouvons, sur un coup de désespoir (sentiment exclusif aux humains) nous suicider. Pourquoi ? Car nous sommes poussés par cette chose insondable, à connaître le « pourquoi ». Nous sommes obnubilés, obsédés, par la connaissance (et la reconnaissance), et elle nous détruit, quand on croit s'en éloigner.
La recherche scientifique est bel et bien une intelligence désespérée. Mettre quelque formules et post it dessus ou derrière le terme « Dieu ». Chercher à comprendre à tout prix, pour se sentir grandi. Mais nous ne pouvons, à notre niveau, trouver que de simples grains de sable dans le désert de l'érudition. Au final, peut être la recherche de la connaissance n'est qu'un grand suicide collectif. Plus nous avançons, plus notre intelligence s'admire dans un miroir, et plus elle s'aperçoit qu'il lui manque des membres indispensables. Peut être celui, par exemple, de la cohésion sociale humaine.

Les hommes sont des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue. » ( Zadig de Voltaire )



Nous essayons tous d'avancer ! Mais aveuglés par notre grand et glorieux complexe de supériorité, nous avançons dispersés. Nous nous déchirons les uns les autres. Entre humains, entre espèces. Voilà où notre belle intelligence nous mène, encore, et encore : à la destruction. Le racisme. Les blancs se sont crus plus intelligents que les noirs, preuves scientifiques à l'appui. Les Aryens de même. On pense contrôler notre intelligence, mais elle a mené à l'automutilation de notre espèce. Nous recherchons ailleurs, alors que nous devrions comprendre ici. Nous sommes ridicules. Mais quelles belles inventions que sont les chambres à gaz, les discriminations raciales, les... Daniel Balavoine, provoqua ouvertement les mœurs en affirmant qu'il était « pour les races », et qu'il en avait marre d'entendre parler « d'intégration », que les différences entre les hommes étaient présentes, que les fossés étaient creusés entre les différents groupes ethniques. Et qu'on ne pouvait combler les fossés. Mais qu'en revanche, on pouvait les enjamber. Voilà une preuve de ce que j'ose appeler la vraie et belle intelligence. La glorieuse. L'intelligence humaniste et sociale. Le manquement de la chaîne. Notre supposée supériorité n'est qu'une intelligence incontrôlée et démembrées. Son efficacité et son unité n'est qu'une pure illusion.
Vous n'êtes pas raciste ? Bravo ! Mais je maintiens l'idée que vous êtes aveuglés par ce complexe de supériorité, lié à notre proéminent cerveau, certainement trop développé pour que nous puissions le supporter... Imaginez-vous, confortablement installé dans votre logis, en plein hiver. Une bûche crépite dans la cheminée. Fatigué, vous vous levez, pour éteindre le générique de fin d'un film sur la seconde guerre mondiale, et vous introduire dans vos draps douillés. Mais voilà... Que votre regard hagard et médusé tombe sur... une infâme, immonde, cruelle, démoniaque, monstrueuse abomination de la nature : une araignée. Juste au pied de votre lit. L'écraser sera un geste anodin, voire civique ! Autosatisfaction de domination en détruisant ? Ou simple banalité qui n'a pas de quoi s'abaisser ? Ou peut-être encore, un être vivant, subjectivement déterminé comme « hideux » par l'Homme, sur des critères esthétiques et appréciatifs discutables. Un être inférieur à notre sainte intelligence. Un acte basé sur la différence une fois de plus, considéré comme naturel, et non comme une tuerie. Une fois de plus, votre intelligence vous aura mené à détruire, par complexe de supériorité. Tiens, tiens... Auriez-vous commis, en tuant un petit être, un acte raciste ? Là où notre « supériorité » vous permettait gracieusement de choisir entre « laisser la vie », et « détruire », vous avez choisi de détruire ; On parle de tolérance, pour contrer le racisme ( on peut d'ailleurs en parler pour les humains comme pour tous les êtres vivants ). Mais tolérer, c'est comprendre, et accepter. Accepter, c'est se soumettre à un aspect. « Vous et votre intelligence » refusent catégoriquement de se soumettre. Quelle honte de s'abaisser à d'autres hommes moins évolués, ou pire, à des insectes. !
« Les hommes sont des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue. » ( Zadig de Voltaire )
Peut être que le problème réél est là. Il nous manque une branche de l'intelligence, ce qui la rend défaillante. La sociabilité disparaît, tandis que la symbiose est de moins en moins en vogue. Si un inconnu vous sourit dans la rue, vous allez le prendre pour un aliéné échappé de l'asile ( oh ! complexe de supériorité ! ), pourtant, ce n'est qu'une marque de pure sympathie et de respect. Si vous dites « bonjour ! » à une personne, c'est pour rester poli, le plus souvent, mais le sens même du souhait est passé à la trappe. Ce n'est pas tragique, c'est pathétique. Nous manquons cruellement de sociabilité, et recherchons au delà de notre notre société. Alors qu'une société soudée, et intelligente, pourrait avancer vers la satisfaction de l'érudition en tout bien tout honneur, la nôtre est dispersée, querelleuse, et se sert de sa machiavélique intelligence suprême bien plus pour se détruire.
Oui, l'Homme créé des vaccins grâce à sa science. Oui, l'Homme découvre des planètes inexplorées par les autres espèces terrestres. Oui, l'Homme peut anticiper des événements avec la physique et la chimie. Oui l'Homme, grâce à son intelligence, à réussi à dominer les autres espèces, bien qu'il recherche surtout la domination de sa propre race. Oui, l'Homme devient écologique, recycle des bouteilles et des morceaux de papier qu'il fabrique ; mais si on commence à préserver « notre » nature, c'est parce que nous la détruisons avec efficacité, et que nous essayons orgueilleusement de nous maintenir via une certaine organisation, dans un système de survie, pour organiser au mieux notre autodestruction. Une bombe nucléaire face à des bouteilles recyclées. Les bouteilles ne combattent pas la bombe, elles offrent aux humains un laps de temps plus long pour lui permettre d'améliorer la puissance destructive de sa monstruosité nucléaire. Notre intelligence permet la surie pour se détruire avec plus d'efficacité.
L'intelligence est néfaste pour l'Homme. Les hommes sont néfastes pour l'Homme. Certainement parce que nous avons évolué trop vite et avons voulu explorer les étoiles avant de comprendre notre planète. Nous croyons pouvoir élucider le mystère de la vie, alors que nous sommes incapables de comprendre la mort. Nous sommes des pauvres, ayant gagné ( par hasard ?) cent euro, et croyant faire fortune avec. Nous croyons être l'intelligence même, la supériorité, alors que nous sommes une molécule d'eau dans l'océan d'une larme, et encore... Je le répète – au risque d'être qualifié de rabat-joie – nous sommes doués d'une intelligence néfaste et je ne répéterai pas qu'elle est totalement incontrôlée, et d'un terrible danger. Pour l'utiliser convenablement, il faudrait être doté d'une sagesse dont peu d'humains disposent encore. Accepter que nous ne sommes rien seuls, et que c'est seulement en tant que société soudée que nous pourrons évoluer. Accepter nos griefs, et évoluer en acceptant notre ignorance. Oublier peut être le matériel pour privilégier le spirituel. Car sans intelligence spirituelle, notre raison ne créera qu'une société matérialiste inutile et suicidaire. Nous préparons un grand feu d'artifice et nous devons faire preuve de sociabilité, pour édulcorer notre nuisible esprit et permettre l'évolution de notre conception, pour éviter notre autodestruction.
Le danger est parmi nous.

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